lundi 29 juin 2015

« Je m’en vais » de Jean Echenoz

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La vie semble simple pour Ferrer, un marchand d’objets d’art. Ses femmes et ses amants sont facilement trouvés, et après, également facilement quittées ou perdues. Après un début du livre promettant, il y aurait un trésor d’art précieux au-delà du cercle polaire arctique (!), l’histoire se développe dans une autre direction que je m’attendais. Bien que le trésor soit découvert, il est, encore une fois, facilement perdu. Et retrouvé à nouveau…
Durant toute l’histoire, les événements se passent, l’humeur du protagoniste se tourne morose et l’ambiance du récit s’assombrit peu à peu.

L’écriture est simple, efficace, attractive et drôle. Cependant, tous les personnages restent un peu plats ; il y a peu d’épaisseur ou richesse de caractère. Les personnages agissent et les événements se produisent sans trop de réflexion. Ce n’est pas facile de trouver une personne dans ce livre à qui on se pourrait identifier. Un style d’écriture qui exige peut-être un peu de temps pour s’y habituer.



Je trouve « Je m’en vais » un bon livre amusant. Le livre a gagné le Prix Goncourt en 1999, ex aequo avec « Stupeur et Tremblements » d’Amélie Nothomb. En effet, Je m’en vais est le premier livre de Jean Echenoz pour moi, mais il ne sera pas le dernier.

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