jeudi 31 mai 2018

A l'ombre des jeunes filles en fleurs de Proust

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Quelle souffrance de terminer ce livre d’un auteur tellement renommé ! Bien que la langue soit bien soignée, belle et de temps en temps exquise, la lecture devient rapidement fatigante. Au début, le style est impressionnant, mais après quelques pages on trouve que ce phénomène de phrases sans fin continue ; virgule après virgule, ligne après ligne… De plus, l’histoire, je la trouve vraiment ennuyeuse, rien ne se passe ! Ce sont des réflexions endormantes d’un jeune homme sur son environnement bourgeois. Je les trouve insipides, sans intérêt et déprimantes.

J’ai lu le livre directement après avoir terminé « Mort à crédit » de Céline, et je pense que je ne pourrais pas trouver une plus grande opposition entre deux livres en ce qui concerne le style. Bien que j’aie eu quelques problèmes à terminer cet ouvrage de Céline non plus.

vendredi 25 mai 2018

Jean-Christophe de Romain Rolland

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Romain Rolland présente l’histoire fictive de la vie de Jean-Christophe Kraft, musicien et compositeur allemand, qui se déroule dans l’Europe des années 1870-1914. C’est un roman-fleuve qui a été publié entre 1904 et 1912 (10 volumes). J’ai lu l’édition complète d’Albin Michel publié en 1966 (1 600 pages ! ).

Jean-Christophe est un enfant prodige avec des émotions profondes qui devient un homme solitaire et socialement un peu maladroit. Après avoir grandi en Allemagne, il travaille à Paris. On suit les événements de sa vie, la pauvreté, les succès, les déceptions, les affaires d’amour, et cetera. Toutes les relations personnelles, avec ses parents, avec ses amis et avec ses amantes sont décrites et analysées d’une façon pointue et convaincante. On peut vraiment suivre et comprendre le développement de la personnalité du protagoniste. Le livre contient des essais sur la musique, l’art et la question sociale et aussi quelques autres réflexions plus au moins philosophiques. Les différences et similitudes présumées entre la France et l’Allemagne sont souvent commentées. C’est une chose intéressante car l’histoire a été publiée à la veille de la Première Guerre mondiale.

Je trouve le livre captivant et une bonne lecture. Tous les personnages sont bien développés, leurs contemplations et émotions sont présentées d’une façon convaincante et les conversations sont fluides. J’ai surtout aimé la première partie du livre sur l’enfance. (Je dois avouer que j’ai sauté quelques fois quelques pages dans les derniers deux chapitres.)

J’aime beaucoup ces romans-fleuves de la première partie du 20e siècle, bien que ce soit seulement le deuxième que j’ai terminé, après « Les Thibault » de Martin du Gard. Je vais chercher un troisième, peut-être « Les Hommes de bonne volonté », ou « Chronique des Pasquier », mais où les trouver ?

L’auteur Romain Rolland était un historien français de la musique. En 1905, il a reçu le Prix Femina pour les premiers quatre (ou cinq ? ) volumes de « Jean-Christophe » et, en 1913, le Grand Prix de Littérature de l’Académie Française pour le roman complet. D’ailleurs, deux ans plus tard, il a reçu le prix Nobel de littérature. Je pense que cela en vaudra la peine de lire quelques autres ouvrages du même auteur, par exemple « l’Âme enchantée », mais, la même question, où le trouver ?

jeudi 17 mai 2018

L'espoir d'André Malraux

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Il y a longtemps que j’ai terminé « La condition humaine » d’André Malraux. Ce livre n’a pas fait une grande impression sur moi à l’époque. Je me souviens que l’histoire était un peu déroutante. Je le trouvais peu captivant, son sujet était ennuyeux, je n’aimais pas le style réservé et je pensais que les personnages étaient froids et sans intérêt.

C’est pour cette raison que j’ai hésité longtemps à aborder « L’espoir », le deuxième ouvrage du même auteur pour moi. Le livre se trouvait déjà sur ma « liste à lire » pendant quelques années. Finalement, je n’ai pas pu remettre la lecture plus longtemps. J’ai emprunté le livre de nouveau et ce temps j’ai effectivement commencé la lecture.

L’histoire se déroule en Espagne pendant la guerre civile. En fait, on suit quelques histoires différentes dans lesquelles les personnages principaux luttent contre les forces fascistes. Le lecteur assiste aux événements par les yeux de chaque personnage principal, il y a un aviateur, un commandant, et cetera. Ils sont surtout des étrangers.

L’auteur ne donne pas une vue d’ensemble sur le déroulement de la guerre civile. C’est alors que le lecteur fait un plongeon dans chacun de ces histoires diverses sans introduction. Il suit les événements et les combats dans lesquels le personnage principal est impliqué, ensuite on abandonne cette histoire et on plonge dans une autre pour revenir plus tard à la première, et ainsi de suite.

Malheureusement, l’auteur ne donne pas des informations sur les personnages principaux, sur leurs milieux et sur leurs motivations non plus. Par conséquent, on ne comprend pas toujours toutes les raisons pour lesquelles ils sont là, tous ces étrangers en Espagne, et pourquoi ils se battent contre les fascistes. Le livre contient beaucoup des personnages. C’est aussi pour cette raison que je ne me suis pas identifié à quelqu’un de cette collection de personnages principaux. C’est dommage, avec plus des informations sur les personnages principaux, le livre aurait été probablement plus captivant.

Dans son ensemble, j’ai quand même bien aimé le livre. On perçoit l’ambiance de cette époque d’une façon authentique. Le style de la narration est fluide et les conversations sont vives. Pour conclure, je trouve « L’espoir » intéressant et bien écrit. Il m’a aussi poussé à chercher plus des informations sur le contexte historique de cette guerre civile affreuse.

Après cette bonne expérience, devrais-je relire « La condition humaine » ? Peut-être je l’apprécierai plus …

dimanche 22 octobre 2017

Sylvie de Gérard de Nerval

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Une histoire courte et simple d’un amour perdu. La langue est belle, avec ses longues phrases fluides et pleines d’images. C’est de la prose de nature poétique. C’est aussi vrai que ces longues phrases m’ont demandé beaucoup de concentration pour les comprendre ! J’ai dû relire la moitié des phrases non seulement pour découvrir leur signification mais aussi pour vraiment apprécier leur beauté.

La veille édition du livre de la Librairie Larousse est remplie de notes informatives en bas de page. Elle contient aussi une documentation thématique et, à la fin de chaque chapitre, quelques questions didactiques sur le texte. Évidemment, les notes m’ont vraiment aidé à mieux comprendre les symboles et à saisir les diverses références dans le texte. Bien que je n’aie pas vraiment essayé de répondre aux questions, elles m’ont encouragé à mieux réfléchir sur le contenu de l’histoire.

Bref, la lecture de cet ouvrage classique de Gérard Nerval a été un vrai plaisir. 

jeudi 12 octobre 2017

Le Comte de Monte-Cristo d'Alexandre Dumas

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Éditions Gallimard, publié en 1981