dimanche 5 février 2017

Le Soleil des Scorta de Laurent Gaudé

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Un livre amusant sur une famille italienne qui se déroule dans un village au sud d’Italie. Au début du XXe siècle, un bébé naît dans des circonstances terribles. La mère, mal-aimée par tous, meurt pendant la naissance de son enfant. Le père du bébé est inconnu. Les villageois, étant donné l’histoire indélicate de la mère, sont impitoyables et ne s’intéressent pas du tout à ce bébé sans famille et sans future. C’est le curé du village qui le sauve de justesse.

L’enfant grandit et deviendra l’ancêtre de la famille Scorta. On suit les vies et les événements de quelques générations successives de cette famille, jusqu’à la fin du XXe siècle. Les Scorta seront une famille de petits contrebandiers, d’ouvriers agricoles, de pêcheurs et de petits marchands. Ils seront des gens pauvres et modestes, qui tout de même arriveront à s'en sortir d'une manière ou d'une autre. À travers des générations, la famille grandira et réussira à élever lentement son standard de vie.

C’est un livre vraiment agréable à lire. J’aime le style simple de l’écriture avec des phrases courtes et touchantes. En effet, le paysage aussi bien que les émotions humaines, sont décrits d’une façon simple et frappante. J’ai ajouté l’auteur avec joie à ma liste d’auteurs à explorer plus loin.

Le livre a gagné le Prix Goncourt en 2004.



Résumé de Module 1 « Gestion et Politique de l'eau »

Au début de 2017, je me suis inscrit à Coursera pour les cours « Gestion et Politique de l'eau » de l’université de Genève. Les cours consistent en cinq modules. Voilà, le résumé du premier module.

Module 1 De la définition d'une ressource aux idéaux de la gestion communautaire 


mercredi 1 février 2017

Les fausses confidences de Marivaux

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J’ai lu l’édition de Bordas (Univers des lettres) avec des informations supplémentaires sur l’auteur et son époque. L’édition fournit aussi des notes et des commentaires sur le texte de la pièce. Je trouve toutes ces informations ajoutées très valables et intéressantes. 

Car, voilà, ici l’aveu, je n’aime pas tellement les comédies de Beaumarchais et de Marivaux. Pour vrai dire, les comédies de cette époque, je ne les trouve pas vraiment drôles ou amusantes. Je ne pense pas qu’elles vont la peine de lire sans un contexte historique et littéraire fournis par l’éditeur de l’ouvrage. Les notes et commentaires m’aident à comprendre le texte français et à mieux « lire » la pièce. Dans chaque cas où des notes sont ajoutées à une pièce de théâtre, drôle ou pas, j’aime bien sa lecture. Les tragédies en vers, je les aime aussi sans informations supplémentaires, grâce aux vers…

Alors, peut-être « Les fausses confidences » ne sont pas très drôles, j’ai quand même aimé la lecture grâce aux toutes les informations supplémentaires.


L'Ogre de Jacques Chessex

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Un livre ennuyeux que je n’ai pas pu ou voulu terminer.
Bien que le thème du livre soit plutôt intéressant, l’influence démesurée d’un père dominant sur la vie et le développement moral de ses enfants, le récit devient rapidement monotone et peu agréable.

Le personnage principal, le plus jeune fils de la famille, raconte ses souvenirs de son enfance et ses sentiments. On prend connaissance de ses pensées et des événements de sa vie d’aujourd’hui. Il est un homme d’environ trente ans, professeur au lycée. Il est aussi un homme totalement frustré et malheureux.

L’histoire se déroule au début des années 70 en Suisse. Au début du récit, le père vient de décéder. Il était un personnage dominant qui a terrorisé sa famille par son comportement despotique et arrogant. Le fils, bien qu’il aimât son père, il le craignait beaucoup plus. En effet, même après la cérémonie d’incinération, son père décédé reste faire peur à lui.

lundi 30 janvier 2017

XVIIIe siècle de Lagarde et Michard

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Le XVIIIe siècle est le quatrième tome de la collection littéraire de Lagarde et Michard. C’est le siècle de la philosophie avec Montesquieu, Voltaire et Rousseau. C’est aussi l’ère des encyclopédistes comme Diderot et Buffon (l’auteur de « L’histoire naturelle »). J’ai vraiment aimé les informations sur la création de l’Encyclopédie de Diderot et sur les conséquences politiques inévitables de sa publication.

Le XVIIIe siècle est aussi la période d’écrivains comme Prévost, Laclos et Marivaux et bien d’autres. Évidemment, il y a aussi de la poésie et du théâtre (Beaumarchais ! ), mais leurs rôles littéraires semblent un peu plus petits que dans les siècles antérieurs.

Lagarde et Michard offrent des analyses littéraires intéressantes et inspirantes. Je trouve tous les commentaires et explications tellement enthousiasmants que j’ai même envie de relire quelques ouvrages de cette période, comme « Manon Lescaut », « Candide » et « Jacques le Fataliste ».

vendredi 27 janvier 2017

Mille ans de littérature française de Claude Bouthier

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Une anthologie excellente ! Elle présente des informations brèves et factuelles sur les écrivains français les plus importants. Les exposés sont accompagnés par des fragments littéraires d’une ou parfois de deux pages. On trouve aussi de petits chapitres sur les grands mouvements littéraires et culturels et sur les événements littéraires marquants depuis l’an 1 500.

Le « Mille ans » offre un accès facile et alléchant à l’histoire de la littérature française. C’est une édition très bien présentée. Les textes sont attrayants et presque toutes les pages sont illustrées magnifiquement. Les illustrations sont bien choisies pour supporter les textes et les époques traitées. C’est une anthologie qu’on peut lire et feuilleter sans peine, puisqu’on présente surtout des faits simples.

Malheureusement, on ne présente pas d’analyses littéraires profondes comme, par exemple, la collection littéraire d’André Lagarde & Laurent Michard. Pour vrai dire, ces analyses m’ont manqué un peu. Bien que j’aie beaucoup aimé la lecture du « Mille ans », car c’est un ouvrage vraiment attrayant, je n’ai pas acquis de nouvelles idées. Pour trouver de nouveaux écrivains et ouvrages à lire, pour chercher « de l’inspiration littéraire », l’anthologie de Lagarde & Michard m’offre toujours plus que le « Mille ans ».





dimanche 8 janvier 2017

La maîtresse de Brecht de Jacques-Pierre Amette

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L’histoire de la maîtresse de Berthold Brecht se déroule à Berlin, quelques années après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Monsieur Brecht, l’auteur dramatique illustre et communiste, est retourné en Allemagne après une absence de quinze ans. Il a quitté sa patrie en 1933 à cause d’Hitler. Il a d’abord séjourné en Danemark et pendant la guerre il a habité aux États-Unis.  

Les autorités socialistes de l’Allemagne de l’Est se méfient de cette personnalité publique retournée de l’Amérique et ils cherchent une façon de la contrôler. C’est pour cette raison qu’ils ont besoin de quelqu’un pour lui surveiller de tout près. Bref, ils ont besoin d’un espion personnel. C’est pour ça qu’ils utilisent Marie, une jeune comédienne, Viennoise et mère d’une petite fille. Elle a voyagé à Berlin en essayant d’échapper à sa famille nazie. Elle est d’accord d’espionner Monsieur Brecht en échange d’une promesse qu’elle pourra voyager à l’Allemagne de l’Ouest plus tard.

Monsieur Brecht aime les jeunes belles femmes et la liaison est vite réalisé. L’intrigue du livre tourne surtout autour de cette liaison, mais il y a aussi quelques autres personnages qui font de la figuration. Il y a des policiers de l’État qui contrôlent le comportement de Marie et qui ramassent son information et ses photos prises en cachette. Il y a aussi quelques autres comédiennes dans l’entourage de Brecht qui jouent des petits rôles.

Pour vrai dire, je trouve le livre un peu ennuyeux. Les personnages de Marie et Berthold Brecht restent plats, les caractères ne se développent pas vraiment. On sait déjà que Marie n’aime pas monsieur Brecht, et on trouve plus tard des preuves que monsieur Brecht, lui, à son tour n’aime pas Marie. Le récit consiste en des petits événements sans intérêt. L’histoire souffle comme une chandelle. La fin de l’histoire, je la trouve assommante et décevante.

Je ne comprends pas pourquoi l’auteur a échoué à produire un livre bien plus captivant. On dirait que les ingrédients pour une histoire attirante sont tous là ; l’époque, la location, le contexte politique et le personnage intéressant de Brecht.

Le livre a gagné le prix Goncourt en 2003.


lundi 19 décembre 2016

Horace de Pierre Corneille

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La scène de cette tragédie de Pierre Corneille est à Rome dans une salle de la maison d’Horace, fils d’un chevalier romain. C’est un temps de la guerre où les empires de Rome et d’Albe s’opposent. La famille d’Horace est romaine. Cependant, la femme d’Horace, Sabine, elle est albian. Camille, la sœur d’Horace et romaine aussi, elle est l’amante de Curiace, un gentilhomme d’Albe. Il est aussi le frère de Sabine. Alors, c'est une famille mêlée.

Les armées de Rome et d’Albe se confrontent. Pour limiter le nombre de victimes en conséquence d’une bataille entre ces deux grandes armées, on décide d’organiser un combat singulier pour déterminer l’armée vainqueur. Horace et ses deux frères reçoivent l’honneur de représenter Rome, tandis que Curiace et ses deux frères à lui défendront l’honneur du côté albian.

Pour les deux femmes, Sabine et Camille, c’est une situation sans issue : chacun perdra soit leur époux ou amant, soit leur frère. Pour compléter la tragédie, après le combat singulier, le seul survivant et vainqueur Horace tuera sa sœur Camille. Horace, le sauveur de l’Empire romain, il devient un meurtrier vulgaire.

C’est une pièce de théâtre intéressant. Bien que j’aie bien aimé la lecture de cette pièce, je la trouve un peu moins émouvante mais un peu plus facile à lire que les tragédies de Racine (Andromaque, Britannicus) que j’ai lues récemment.

J'ai lu l'édition Univers des lettres Bordas. Cet ouvrage contient le texte intégral avec une notice sur le théâtre au temps de Corneille, une biographie chronologique de Corneille et une étude générale de son œuvre. Les plus importants éléments du livre pour moi surtout sont l'analyse méthodique de la pièce et des notes. En effet, je crois que j’ai consacré plus de temps à lire les explications et les notes qu’à la pièce du théâtre même.


Britannicus de Jean Racine

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Une tragédie de Jean Racine qui se déroule à Rome, dans une chambre de palais de Néron.

C'est une pièce émouvante. La langue est très belle et la lecture était un vrai plaisir.

J'ai lu l'édition Univers des lettres Bordas qui contient le texte intégral accompagné d’une notice sur le théâtre au XVIIe siècle et d’une biographie chronologique de Racine. Plus important, le livre contient aussi une analyse méthodique de la pièce avec des notes qui m’ont beaucoup aidé à mieux comprendre l'histoire et son contexte.


XVIIe Siècle d’André Lagarde & Laurent Michard

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J’ai continué mon petit projet littéraire français par étudier la collection littéraire d’André Lagarde et Laurent Michard. En même temps, je lis aussi cette autre anthologie bien connue, « 1000 ans de Littérature française » de Claude Bouthier, pour comparer les faits et les informations.

Cette fois, j’ai terminé le XVIIe siècle, c'est le troisième tome du volume de Lagarde & Michard. C’est un siècle littéraire riche : on y trouve d’écrivains comme Déscartes, Pascal, Bosuet, Boileau et Bruyère, et des poètes comme La Fontaine, Malhebre et Mainard. Mais pour moi, le XVIIe siècle est surtout l’époque du théâtre français. C’est le temps d’auteurs dramatiques comme Corneille, Molière et Racine.

Les explications et les analyses littéraires de Lagarde & Michard sont vraiment intéressantes. Bien que je ne sois pas un grand fan du théâtre, ce sont leurs exposés qui m’ont convaincu d’essayer quelques pièces. Entre-temps, j’ai déjà lu huit ou neuf pièces et je les ai aimées plus que prévu. J’ai surtout aimé « Andromaque » de Racine et « Cyrano de Bergerac » de Rostand (bien que le dernier nommé date d’une époque différente). Je vais encore lire une ou deux pièces de Corneille pour les comparer à l’œuvre de Racine, la grande querelle m’oblige...