lundi 3 octobre 2016

Tout est passé si vite de Jean-Noël Pancrazi

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C’est un roman sur les souvenirs et les réflexions sur la vie d’un écrivain juste avant son décès inévitable à cause d’une maladie fatale. Bien que le thème du livre soit un peu « lourd », j’ai pourtant aimé ce roman. L’auteur l'a construit avec de la tendresse et de la douceur pour son protagoniste. Malheureusement, j’ai eu des difficultés avec le style de l’écriture, un style que je trouve (trop) fatigant. Le texte comprend des phrases très longues qui, de temps en temps, semblent infinies. Je pense que je comprends l’utilisation de ce style, puisque des réflexions personnelles font naître toutes sortes d’associations qui se sont présentées dans une seule phrase et pour ça on trouve beaucoup des virgules. Cependant, c’est vraiment dommage, car avec des phrases moins expansives, je pense que j’aurais aimé plus le texte. Le livre a gagné le Grand Prix du roman de l’Académie française en 2003.

dimanche 2 octobre 2016

Une jeunesse de Patrick Modiano

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C’est l’histoire d’Odile et Louis, deux jeunes gens amoureux, qui se déroule à Paris des années 60. C’est une histoire peu captivante ; on ne trouve pas des émotions profondes ou des événements vraiment intéressants. Je trouve le livre bien écrit mais l’approfondissement des caractères principaux manque. Par exemple, la femme, Odile, s’est abusée régulièrement par quelqu’un qui lui a promis de l’aider à sortir un disque. Évidemment, cette promesse est un mensonge qui sert pour se servir de cette jeune femme désespérée et peut-être un peu naïve.  C’est compréhensible qu’elle n’a pas osé informer son fiancé, Louis, de cet abus. Elle doit subir et accepter avec résignation cette humiliation toute seule. Curieusement, l’auteur n’a pas représenté ses pensées, ses émotions et son dégoût. Par quelques mots on peut comprendre qu’elle souffre de cet abus, mais c’est tout. C’est invraisemblable qu’une expérience comme ça resterait sans conséquences pour Odile lui-même et probablement aussi pour sa relation avec Louis ! Hélas, on n’en trouve rien du tout ; le récit continue comme rien ne s’est passé. Un livre bien distrayant mais je suis pourtant un peu déçu. 

samedi 1 octobre 2016

La littérature française au présent de Dominique Viart et Bruno Vercier

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Une anthologie de la littérature française publiée entre 1980 et 2005. Le livre offre un bilan littéraire intéressant qui s’est subdivisé en catégories thématiques, comme, par exemple, « Les écritures de soi », « Les écritures de l’histoire », « Les écritures dramatiques » et La poésie. La plupart des chapitres sont écrits très bien ; ils fournissent des informations intéressantes sur les écrivains et leurs œuvres et, en même temps, ils suscitent au lecteur l’envie de lire ces œuvres traités. J’ai apprécié surtout les chapitres sur la Grande Guerre et sur la Seconde Guerre mondial. Il y a aussi quelques chapitres qui sont plus académiques et théoriques et de ce fait moins intéressants (pour moi), comme « Écrire le réel » et « L’engagement en question ».

Cependant, le livre est un guide vraiment pratique et bien lisible pour explorer la littérature française moderne jusqu’à 2005. Je ne crois pas que l’anthologie soit complète, mais elle est assez étendue pour approfondir ses connaissances de la littérature de cette époque. Après avoir (presque) terminé le livre, ma « liste à lire » s’est agrandie fatalement…

Contours du jour qui vient de Léonora Miano

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L’histoire d’une petite fille africaine qui essaie de retrouver sa mère quelque part en Afrique dans un pays dévasté par une guerre civile. La mère lui a abandonné à son sort il y a trois années. L’enfant a survécu contre toute attente. Malgré le mauvais traitement d’autrefois, elle aime encore sa mère et elle veut vraiment rentrer à la vie familiale.

C’est une histoire sombre, racontée par la petite fille d’environ douze ans. En effet, c’est un récit sans arrêt de la pauvreté, de la superstition et de l’abus des femmes et des enfants. Bref, une histoire sérieusement déprimante. Bien que je trouve le livre bien écrit avec un style attirant et facile à lire, il n’offre pas une lecture aisée. On sait que les événements et les cruautés quotidiennes décrits sont en effet encore actuels dans certaines régions africaines. C’est probablement aussi pour cette raison que je trouve l’histoire simplement trop démoralisante pour vraiment aimer la lecture. Malgré ce sentiment, je pense que le livre est puissant qui vaut la peine. Il a gagné le prix Goncourt des lycéens en 2006.

samedi 24 septembre 2016

La petite pièce hexagonale de Yoko Ogawa

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Une petite histoire japonaise sans grands événements ou développements majeurs. La petite pièce hexagonale est une petite chambre mobile dans laquelle on peut s’isoler et se raconter ses soucis et ses problèmes sans assistance d’un thérapeute ou quelqu’un d’autre. En effet, on entre dans cette pièce hexagonale, on raconte des histoires et personne ne les écoute pas. Le personnage principal est une femme occupée qui souffre d’un mal de dos. Elle a trouvé l’endroit où se trouve cette pièce hexagonale par accident. Les deux exploitants de la pièce, une mère et son fils, l’invitent à y entrer pour essayer. Elle trouve l’expérience d’isolement thérapeutique et vraiment libératrice. Elle se raconte des petites histoires personnelles, des secrètes, des événements simples d’autrefois qui pour une raison quelconque la dérangent encore.

Après cette première occasion, elle revient plusieurs fois pour subir cette thérapie simple et alternative. Elle s’efforce aussi de mieux connaître les deux exploitants, qui d’ailleurs sont des gens très sympathiques. Elle voudrait mieux comprendre qui sont-ils, d’où viennent-ils, pourquoi font-ils ce boulot, comment font-ils fonctionner la pièce ? Elle apprend que ils transportent leur pièce mobile de ville à ville. Ils restent quelques semaines et après ils continuent leur voyage. Elle n’apprend pas beaucoup plus sur la mère et son fils, qui, évidemment, à la fin de l’histoire, sont partis. Le personnage principal doit se débrouiller comme d’autrefois.

Le livre offre une lecture simple et agréable qui, de temps en temps, me rappelle un peu l’œuvre de Haruki Murakami. 

mardi 20 septembre 2016

Céleste de Martine le Coz

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Le livre présente une histoire d’amour et une histoire de racisme à Paris du XIXe siècle pendant une épidémie de choléra. Normalement, j’aime les livres historiques, bien que le vocabulaire historique m’oblige à utiliser le dictionnaire plus souvent.
Malheureusement, ce livre ne m’a pas plu vraiment. Les dialogues restent plats et les caractères comme Céleste, la jeune fille amoureuse et Lodran, le médecin haïtien, ne suscitent pas beaucoup de sympathie ou d’empathie. Le style de l’écriture est trop riche pour moi. J’ai trouvé la lecture de la première partie du livre presque impossible, à cause d’un excédent de mots inconnus en combinaison avec un débordement de métaphores. Peut-être on a voulu présenter un ouvrage littéraire, mais on peut aussi y aller trop fort. Au début, j’ai encore essayé de rechercher chaque mot inconnu, mais il y avait trop et très rapidement j’ai décidé que l’histoire ne valait la peine. Alors, j’ai commencé à sauter des mots, des phrases et même des paragraphes entiers. Pourtant, j’ai trouvé l’histoire assez intéressante pour continuer la lecture et vu que la deuxième partie du livre était beaucoup plus facile à lire, j’ai pu la terminer avec beaucoup de soulagement. Le livre a gagné le prix Renaudot en 2001.

lundi 19 septembre 2016

Assam de Gérard de Cortanze

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C’est une histoire captivante du marquis italien Aventino Roero Di Cortanze au début du XIXe siècle. C’est l’époque de Napoléon Bonaparte, le conquérant français qui menace aussi toutes les petites monarchies italiennes. Le livre comprend trois parties ; les événements en Italie jusqu’au départ d’Aventino pour l’Inde (la guerre contre les Français), le voyage à et le séjour en Assam (la quête du thé), et les événements après sa rentrée en Italie (l’occupation française et la résistance armée).  

Je trouve les deux grands thèmes du livre vraiment intéressants ; il y a l’histoire politique italienne au début du XIXe siècle et l’histoire sur la quête du thé en Inde. Le contexte historique du livre semble véritable, bien que je ne connaisse pas vraiment l’histoire politique d’Italie.

J’aime le style de l’écriture, c’est un style beau et pourtant assez simple pour une lecture facile. Les descriptions étendues des paysages sont belles et hautes en couleur. Le caractère du protagoniste et son développement sont vraisemblables. Bref, un très bon livre qui a gagné le prix Renaudot en 2002. 

mardi 30 août 2016

Introduction au droit de Muriel Fabre-Magnan

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Pour me familiariser avec la terminologie juridique française, j’ai lu ce livre succinct. C’est une lecture agréable et relativement facile. Bien qu’il contienne des phrases longues et de temps en tempes même « curieuses », comme tous les textes juridiques, dans son intégralité je pense que le livre est accessible et facile à lire. Au moins pour quelqu’un qui a un savoir de la discipline. En outre, les systèmes juridiques français et néerlandais se ressemblent hautement. (C’est surtout grâce à un monsieur Bonaparte qui nous a « instruits » il y a 210 ans).

Je ne comprends pas exactement qui serait le lectorat visé par l’auteur. Le livre présente un aperçu du droit français, mais il est tellement succinct que je ne crois pas qu’il soit fait pour des étudiants de première année en droit. Si l’auteur a visé pour ainsi dire des dilettantes ou des intéressées en général au droit, je crois qu’on a dû présenter plus d’informations sur l’histoire du droit pour expliquer la situation actuelle. Je trouve aussi que l’importance de l’Union européenne pour le droit national a été un peu sous-exposée. Je n’ai pas trouvé des informations sur les lois françaises les plus importantes. Il est vrai qu’on présente un peu d’information sur la Constitution française, mais même cette information reste incomplète.

Alors, c'est un livre facile à lire qui présente un aperçu du droit sans un contexte historique et sans un groupe cible clair. Bien que j’aie appris des nouveaux mots juridiques comme « débouté », « dispositif », « imprescriptible », « intenter » et « saisine », je crois que j’aille chercher un livre un peu plus approfondi. Toutes vos suggestions sont les bienvenues !

Je vais mieux de David Foenkinos

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Un livre amusant avec un personnage principal sympathique qui souffre d’un vague mal de dos. Au début, la douleur est encore supportable, mais bientôt le mal à dos commence à devenir accablant. Les médecins font des examens mais ils ne trouvent rien. Alors la cause du mal doit être psychosomatique !

Immédiatement après ces examens médicaux, les ennuis se compliquent. D’abord, il y a des problèmes au bureau et ensuite aussi à la maison. Bref, il perd son emploi et sa femme le quitte, tandis que, physiquement, les choses s’aggravent de plus en plus. Malgré toute cette misère, l’histoire est amusante et légère. C’est une lecture agréable et je n’ai qu’une seule plainte ; la fin du livre.

Je trouve la fin de cette histoire totalement décevante. Évidemment, on peut s’attendre à une fin heureuse pour le mec, personne ne devrait pas être atteint d'une telle maladie vague et douloureuse. Forcément, le protagoniste va trouver des solutions d'une façon ou d'une autre pour se délivrer de ses ennuis.  Mais le moyen de lequel tous ses problèmes sont résolus, c’est peu crédible et ennuyeux. L’auteur a fait pour ainsi dire un deus ex machina pour résoudre toutes les difficultés. Tout à coup, le protagoniste trouve un nouveau travail, soudain, mystiquement, il a de l’argent pour investir, bien que quelques jours plus tôt il ait eu des grands soucis financiers (il avait perdu son emploi quand même) ! Pour faire les choses même plus ridicules, il rencontre une femme qui immédiatement devient sa nouvelle amante, une amante « fantastique » malgré leur écart d'âge ; il est son aîné de dix ans. C’est en effet le même écart d’âge qu’il reproche tellement à sa fille qui vit ensemble avec un homme qui a aussi dix ans de plus qu’elle !

Après seulement quelques pages, l’histoire d’abord attirante dégénère en un conte de fées pour des adultes qui est totalement invraisemblable et risible. C’est vraiment dommage !

Alors, « je vais mieux », c’est un bon livre amusant sauf ces derniers chapitres qui ont gâché un peu la lecture pour moi. 

dimanche 28 août 2016

Bang ! Bang ! de Christophe Donner

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Un livre drôle et amusant au début, mais après les premiers cent pages il perd son charme. C’était le titre du livre « Bang ! Bang ! » qui m’a persuadé de l’emprunter, car j’adore cette chanson ! 
Le livre, c’est une histoire légère avec un bon sens de l’humour au début qui est un peu cynique de temps en temps. Pourtant, après ce bon début, l’histoire s’éteint. Elle devient trop ennuyeuse pour faire rire les lecteurs ou même pour les garder. C’est une lecture facile pour ces moments où on n’a pas d’énergie pour quelque chose plus solide littérairement. 
Alors, c’est un livre qui ne fait pas une impression durable et « les Bangs ! » du titre, ils restent insuffisants... J’aurai l’oublié avant la fin de la semaine.