Au début de 2017, je me suis inscrit à Coursera pour les cours « Gestion et Politique de l'eau » de l’université de Genève. Les cours consistent en cinq modules. Voilà, le résumé du premier module.
dimanche 5 février 2017
mercredi 1 février 2017
Les fausses confidences de Marivaux
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J’ai lu l’édition de Bordas (Univers des lettres) avec des informations supplémentaires sur l’auteur et son époque. L’édition fournit aussi des notes et des commentaires sur le texte de la pièce. Je trouve toutes ces informations ajoutées très valables et intéressantes.
Car, voilà, ici l’aveu, je n’aime pas tellement les comédies de Beaumarchais et de Marivaux. Pour vrai dire, les comédies de cette époque, je ne les trouve pas vraiment drôles ou amusantes. Je ne pense pas qu’elles vont la peine de lire sans un contexte historique et littéraire fournis par l’éditeur de l’ouvrage. Les notes et commentaires m’aident à comprendre le texte français et à mieux « lire » la pièce. Dans chaque cas où des notes sont ajoutées à une pièce de théâtre, drôle ou pas, j’aime bien sa lecture. Les tragédies en vers, je les aime aussi sans informations supplémentaires, grâce aux vers…
Alors, peut-être « Les fausses confidences » ne sont pas très drôles, j’ai quand même aimé la lecture grâce aux toutes les informations supplémentaires.
L'Ogre de Jacques Chessex
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Un livre ennuyeux
que je n’ai pas pu ou voulu terminer.
Bien que le thème
du livre soit plutôt intéressant, l’influence démesurée d’un père dominant sur la
vie et le développement moral de ses enfants, le récit devient rapidement
monotone et peu agréable.
Le personnage principal, le plus jeune fils de la famille, raconte ses souvenirs de son enfance et ses sentiments. On prend connaissance de ses pensées et des événements de sa vie d’aujourd’hui. Il est un homme d’environ trente ans, professeur au lycée. Il est aussi un homme totalement frustré et malheureux.
L’histoire se déroule au début des années 70 en Suisse. Au début du récit, le père vient de décéder. Il était un personnage dominant qui a terrorisé sa famille par son comportement despotique et arrogant. Le fils, bien qu’il aimât son père, il le craignait beaucoup plus. En effet, même après la cérémonie d’incinération, son père décédé reste faire peur à lui.
lundi 30 janvier 2017
XVIIIe siècle de Lagarde et Michard
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Le XVIIIe siècle est aussi la période d’écrivains comme Prévost, Laclos et Marivaux et bien d’autres. Évidemment, il y a aussi de la poésie et du théâtre (Beaumarchais ! ), mais leurs rôles littéraires semblent un peu plus petits que dans les siècles antérieurs.
Lagarde et Michard offrent des analyses littéraires intéressantes et inspirantes. Je trouve tous les commentaires et explications tellement enthousiasmants que j’ai même envie de relire quelques ouvrages de cette période, comme « Manon Lescaut », « Candide » et « Jacques le Fataliste ».
vendredi 27 janvier 2017
Mille ans de littérature française de Claude Bouthier
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Le « Mille ans » offre un accès facile et alléchant à l’histoire de la littérature française. C’est une édition très bien présentée. Les textes sont attrayants et presque toutes les pages sont illustrées magnifiquement. Les illustrations sont bien choisies pour supporter les textes et les époques traitées. C’est une anthologie qu’on peut lire et feuilleter sans peine, puisqu’on présente surtout des faits simples.
Malheureusement, on ne présente pas d’analyses littéraires profondes comme, par exemple, la collection littéraire d’André Lagarde & Laurent Michard. Pour vrai dire, ces analyses m’ont manqué un peu. Bien que j’aie beaucoup aimé la lecture du « Mille ans », car c’est un ouvrage vraiment attrayant, je n’ai pas acquis de nouvelles idées. Pour trouver de nouveaux écrivains et ouvrages à lire, pour chercher « de l’inspiration littéraire », l’anthologie de Lagarde & Michard m’offre toujours plus que le « Mille ans ».
dimanche 8 janvier 2017
La maîtresse de Brecht de Jacques-Pierre Amette
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L’histoire de la
maîtresse de Berthold Brecht se déroule à Berlin, quelques années après la fin
de la Seconde Guerre mondiale. Monsieur Brecht, l’auteur
dramatique illustre et communiste, est retourné en Allemagne après une absence
de quinze ans. Il a quitté sa patrie en 1933 à cause d’Hitler. Il a d’abord
séjourné en Danemark et pendant la guerre il a habité aux États-Unis.
Les autorités socialistes
de l’Allemagne de l’Est se méfient de cette personnalité publique retournée de
l’Amérique et ils cherchent une façon de la contrôler. C’est pour cette raison
qu’ils ont besoin de quelqu’un pour lui surveiller de tout près. Bref, ils ont
besoin d’un espion personnel. C’est pour ça qu’ils utilisent Marie, une jeune comédienne,
Viennoise et mère d’une petite fille. Elle a voyagé à Berlin en essayant d’échapper
à sa famille nazie. Elle est d’accord d’espionner Monsieur Brecht en échange d’une
promesse qu’elle pourra voyager à l’Allemagne de l’Ouest plus tard.
Monsieur Brecht aime
les jeunes belles femmes et la liaison est vite réalisé. L’intrigue du livre tourne
surtout autour de cette liaison, mais il y a aussi quelques autres personnages
qui font de la figuration. Il y a des policiers de l’État qui contrôlent le comportement
de Marie et qui ramassent son information et ses photos prises en cachette. Il y a aussi quelques
autres comédiennes dans l’entourage de Brecht qui jouent des petits rôles.
Pour vrai dire,
je trouve le livre un peu ennuyeux. Les personnages de Marie et Berthold Brecht
restent plats, les caractères ne se développent pas vraiment. On sait déjà que
Marie n’aime pas monsieur Brecht, et on trouve plus tard des preuves que
monsieur Brecht, lui, à son tour n’aime pas Marie. Le récit consiste en des petits
événements sans intérêt. L’histoire souffle comme une chandelle. La fin de l’histoire,
je la trouve assommante et décevante.
Je ne comprends
pas pourquoi l’auteur a échoué à produire un livre bien plus captivant. On
dirait que les ingrédients pour une histoire attirante sont tous là ; l’époque,
la location, le contexte politique et le personnage intéressant de Brecht.
Le livre a gagné
le prix Goncourt en 2003.
lundi 19 décembre 2016
Horace de Pierre Corneille
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Les armées de Rome et d’Albe se confrontent. Pour limiter le nombre de victimes en conséquence d’une bataille entre ces deux grandes armées, on décide d’organiser un combat singulier pour déterminer l’armée vainqueur. Horace et ses deux frères reçoivent l’honneur de représenter Rome, tandis que Curiace et ses deux frères à lui défendront l’honneur du côté albian.
Pour les deux femmes, Sabine et Camille, c’est une situation sans issue : chacun perdra soit leur époux ou amant, soit leur frère. Pour compléter la tragédie, après le combat singulier, le seul survivant et vainqueur Horace tuera sa sœur Camille. Horace, le sauveur de l’Empire romain, il devient un meurtrier vulgaire.
C’est une pièce de théâtre intéressant. Bien que j’aie bien aimé la lecture de cette pièce, je la trouve un peu moins émouvante mais un peu plus facile à lire que les tragédies de Racine (Andromaque, Britannicus) que j’ai lues récemment.
J'ai lu l'édition Univers des lettres Bordas. Cet ouvrage contient le texte intégral avec une notice sur le théâtre au temps de Corneille, une biographie chronologique de Corneille et une étude générale de son œuvre. Les plus importants éléments du livre pour moi surtout sont l'analyse méthodique de la pièce et des notes. En effet, je crois que j’ai consacré plus de temps à lire les explications et les notes qu’à la pièce du théâtre même.
Britannicus de Jean Racine
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C'est une pièce émouvante. La langue est très belle et la lecture était un vrai plaisir.
J'ai lu l'édition Univers des lettres Bordas qui contient le texte intégral accompagné d’une notice sur le théâtre au XVIIe siècle et d’une biographie chronologique de Racine. Plus important, le livre contient aussi une analyse méthodique de la pièce avec des notes qui m’ont beaucoup aidé à mieux comprendre l'histoire et son contexte.
XVIIe Siècle d’André Lagarde & Laurent Michard
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J’ai continué mon
petit projet littéraire français par étudier la collection littéraire d’André
Lagarde et Laurent Michard. En même temps, je lis aussi cette autre
anthologie bien connue, « 1000 ans de Littérature française » de Claude
Bouthier, pour comparer les faits et les informations.
Cette fois, j’ai
terminé le XVIIe siècle, c'est le troisième tome du volume de Lagarde & Michard. C’est
un siècle littéraire riche : on y trouve d’écrivains comme Déscartes, Pascal,
Bosuet, Boileau et Bruyère, et des poètes comme La Fontaine, Malhebre et
Mainard. Mais pour moi, le XVIIe siècle est surtout l’époque du théâtre
français. C’est le temps d’auteurs dramatiques comme Corneille, Molière et
Racine.
Les explications
et les analyses littéraires de Lagarde & Michard sont vraiment intéressantes.
Bien que je ne sois pas un grand fan du théâtre, ce sont leurs exposés qui m’ont
convaincu d’essayer quelques pièces. Entre-temps, j’ai déjà lu huit ou neuf pièces
et je les ai aimées plus que prévu. J’ai surtout aimé « Andromaque »
de Racine et « Cyrano de Bergerac » de Rostand (bien que le dernier
nommé date d’une époque différente). Je vais encore lire une ou deux pièces de
Corneille pour les comparer à l’œuvre de Racine, la grande querelle m’oblige...
dimanche 11 décembre 2016
Andromaque de Jean Racine
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Pour vrai dire, je
n’aimais pas tellement le théâtre. En effet, je le croisais généralement un peu ennuyeux. Ce préjugé avait été renforcé
après avoir terminé « Caligula » de Camus et les deux « pièces
de Figaro » de Beaumarchais il y a quelques semaines. Je les trouvais un peu simplistes
et sans vrai intérêt.
Malgré mes
réserves, j’ai quand même maintenu ma lutte littéraire par aborder des pièces du théâtre,
comme, récemment, « Cyrano de Bergerac » d’Edmond Rostand et « L’Alouette »
de Jean Anouilh. Heureusement, j’ai bien aimé ces pièces intéressantes, émouvantes et amusantes.
Alors, après ces bonnes expériences, finalement j’avais gagné suffisamment de courage pour attaquer les apogées du théâtre français du XVIIe siècle : les ouvrages de Jean Racine et Pierre Corneille. Les grandes pièces du théâtre en poésie !
Alors, après ces bonnes expériences, finalement j’avais gagné suffisamment de courage pour attaquer les apogées du théâtre français du XVIIe siècle : les ouvrages de Jean Racine et Pierre Corneille. Les grandes pièces du théâtre en poésie !
Je dois avouer
que je trouve chaque pièce du théâtre en poésie toujours plutôt difficile à
lire. J’ai besoin de toute mon attention et ma concentration pour comprendre le
sens du texte. C’est pour ça que je dois lire chaque page au moins deux ou
trois fois : d’abord pour simplement comprendre la signification de la
langue, ensuite pour savourer « le chant » de la poésie et, finalement,
encore une ou deux fois pour apprécier la fluidité du texte et toutes les
métaphores.
Avant de
commencer à la lecture d’Andromaque, je me suis préparé un peu par étudier quelques
explications sur l’ouvrage et ses sources littéraires. Cette préparation m’a
aidé vraiment à mieux comprendre l’histoire et surtout à apprécier la
langue.
J’ai aimé la
lecture énormément ! Après environ 35 ans, je peux finalement comprendre les
émotions de mon professeur de français d’autrefois…
Bien que ce soit « Cyrano de Bergerac » qui a stimulé ma conversion au théâtre, c'est « Andromaque » qui l’a achevée.
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